3 jours en amoureux

En ce début d’année 2021, nous avons fêté nos 5 ans avec mon mari. Pour l’occasion, il m’a fais la surprise de m’emmener 3 jours en amoureux au Chateau de Dissay dans la campagne poitevine. Au programme, des moments 100% bien-être et détente. Nous avons pu profiter du SPA du château (hammam, sauna, piscine) et d’un massage en duo, de bons repas au restaurant (aménagements spéciaux pour le covid) et d’une chambre féérique de 40m2 dans la tour… un régal ! Nous avions besoin de ce moment à deux pour nous retrouver dans un autre lieu que chez nous. Avec le covid, nous n’avons pas pu voyager et même si nous étions souvent 2 à la maison (mari en télétravail et bébé chez la nounou) cela est très différent. Nous sommes des parents comblés et nous mesurons notre chance mais nous sommes aussi un couple et nous avions besoin de ce moment romantique et cocooning. Nous avons donc laissé bébé à mes parents le samedi matin après son biberon en lui expliquant que nous partions pour 3 jours et qu’il resterait donc avec papy et mamie. Il nous a fais « au revoir » de la main, bien trop occupé à jouer avec papy sur le tapis. Mes parents nous ont laissé vivre notre moment, nous avons eu quelques photos dans la journée et des nouvelles le soir, tout s’est très bien passé. Nous avons profité l’esprit léger, nous avons bien évidemment pensé à lui mais il n’était pas non plus au centre de toutes nos discussions. Nous avons été un couple avant lui, nous le sommes toujours et nos sujets de conversation sont inépuisables ! Et puis, nous n’étions qu’à 2h20 de route en cas de soucis. Nous avions pris quelques jeux et livres pour le soir, nous avons aussi visité la ville de Poitiers, une belle balade main dans la main, sans aucune contrainte horaire. Bref une petite parenthèse enchantée que nous allons sans aucun doute réitérer dans l’année (cabane dans les arbres, W.E. en Europe quand nous pourrons de nouveau voyager, W.E.descentes en canoë, logement insolite… des idées à foison !). Cela fait du bien de ne penser à rien, juste de profiter du moment présent avec sa moitié. A notre retour, nous avions peur que bébé boude… et bien non ! Il était content de nous voir, son large sourire nous a fait le plus grand bien. Il est bien sûr trop petit pour nous raconter son weekend mais tout s’est très bien passé: balades en poussette, repas avec quelques gourmandises (petits gâteaux, morceaux de croissant, morceaux de galette), bonnes nuits, sieste avec papy, cuisine avec mamie, nourrissage des oiseaux dans le jardin, visite au maire de la ville pour aller toucher les coqs, moutons et lapins dans sa ferme, ouverture des derniers cadeaux de noël, moments de câlins et de rigolades. Nous étions contents de partir mais heureux de le retrouver aussi !! Lorsqu’on devient des parents il ne faut surtout pas s’oublier en tant que personne mais aussi en tant que couple, les journées passent rapidement, on est parfois un peu « speed », pas toujours le temps de faire des câlins, de se reposer, de lâcher prise… il me semble donc essentiel de s’accorder des moments à deux, comme avant. Et cela a aussi des avantages pour bébé de ne pas être sans cesse avec ses parents, il peut ainsi profiter de d’autres proches et renforcer le lien avec eux, faire d’autres activités, gagner en confiance. Donc accordez-vous un peu de bon temps sans culpabiliser 😉

Premier noël avec bébé

Nous avions hâte de pouvoir faire ce premier noël avec notre loulou. Avec la situation sanitaire actuelle, nous avons décidé de faire noël uniquement avec mes parents et c’était vraiment super ! Quelques jours avant, nous avions fais notre traditionnel noël en amoureux avec mon mari en commandant à emporter dans un resto gastro. Nous avons profité de l’occasion pour offrir à notre fils son premier cadeau, celui de la nounou. Au début, il n’osait pas déchirer le papier, pour une fois qu’il avait l’autorisation ! Il était trop mignon, presque gêné « ha bon c’est pour moi ». Finalement il a déchiré l’emballage et nous avons découvert ensemble la jolie carte et un jeu d’empilement et d’équilibre composé de trois balles et trois anneaux. Du coup monsieur a veillé plus tard pour pouvoir jouer un peu et nous avons ensuite dîner en amoureux. Le 24, nous sommes partis dans l’après-midi chez mes parents pour aider pour le repas (nous étions en charge de l’apéro et des verrines). J’aime cette ambiance avant les festivités, on cuisine ensemble, on papote autour d’un chocolat chaud, on découvre les petites surprises des uns et des autres, on s’habille… et puis cette année encore ma maman avait décoré la maison de manière grandiose ! Notre fils qui adore les lumières ne savait plus où donner de la tête entre le sapin, le buffet, le dessus de la cheminée, le tout dans des tons bleus et blancs, deux belles crèches, un village de petits lutins, une ambiance forêt avec du bois et des cerfs et la fameuse boule à facettes projetant des lumières au plafond. Même pour nous, c’était magique et encore plus en regardant notre fils le sourire jusqu’aux oreilles pointer du doigt toutes les lumières en faisant « ho ». Mais je crois que le mieux du mieux pour lui était le pingouin qui marchait en chantant et le père noël lumineux. Nous nous sommes donc installés pour prendre l’apéritif pas trop tard pour que bébé puisse ouvrir quelques cadeaux (et nous aussi ! ) avant d’aller se coucher. Nous avions le cadeau de son parrain que nous avions reçu par la poste quelques heures avant (oufff !) et ceux de mes cousins. Nous avions trouvé à notre fils une petite tenue de père noël avec un serre-tête avec des rennes, trop cute ! Il a fais une entrée magistrale dans le salon ! Pour le coup il s’est couché sans rien dire et nous a surtout offert un beau cadeau de noël en se levant le lendemain matin à 10h ! Merci bébé ! Le 25 matin le papa noël était passé dans la nuit, nous avons donc ouvert les cadeaux en pyjamas avec croissants chauds et chocolat chaud dans une main et cadeau dans l’autre. Pour le coup notre fils a bien compris qu’il pouvait ouvrir les paquets ! On pensait qu’il allait plus jouer avec les emballages mais non, il voulait les jouets dedans. Il a aussi bien marché tout seul donc c’était mignon de le voir se déplacer d’un jouet à l’autre. Nous avions aussi les cadeaux de mes grands-parents et de ma tante pour lui et d’un couple d’amis. Autant vous dire que le coffre était plein au retour ! Nous avons aussi été très gâtés avec mon mari, le papa noël a été très généreux… ou alors nous avons été très sages 😉 Nous sommes ensuite passés à table et nous avons terminé la journée par une belle balade avant de rentrer chez nous. Le lendemain, mon mari a monté les derniers jouets de notre fils et nous avons passé une chouette journée tous les 3. Mais noël ne s’est pas arrêté là, à notre grande surprise, le papa noël est passé chez beaucoup de gens pour notre fils. Nous avons des amis qui ont envoyé des cadeaux par la poste, d’autres qui nous ont prévenu que le papa noël était passé pour bébé, d’autres qui nous ont invité début janvier pour faire noël et un couple d’amis est venu nous rendre visite pour lui offrir son cadeau. Nous avons aussi fais un noël/ jour de l’an le 31 avec sa marraine. Honnêtement, nous n’avions pas du tout pensé à un tel engouement pour le premier noël de notre fils, surtout que plusieurs ont des enfants aussi. Le confinement a renforcé des amitiés, cela a peut-être joué même si nous savons que ces personnes sont extrêmement généreuses et bienveillantes de base. Nous avions déjà eu beaucoup de marques d’affection, de soutien et de beaux et sincères gestes/paroles d’amitié pendant cette période. En tout cas nous étions vraiment très émus de recevoir tout cet amour et cette envie de célébrer le premier noël de notre fils en cette période troublée. Le moment le plus gênant a été sans aucun doute le cadeau offert par la maman de l’autre enfant que garde la nounou. J’avoue ne même pas avoir pensé à en faire un, moi qui offre facilement des cadeaux pour les fêtes, les anniversaires ou juste pour faire plaisir, je n’ai pas pensé au petit Sohan. En plus elle a pris le temps de lui fabriquer elle-même un tapis nomade sur le thème de la mer avec une petite carte adorable. Sachant qu’elle travaille sur Paris toute la semaine et que son mari a des horaires décalés, que Sohan est à la nounou de 7h à 19h tous les jours, je trouve cela encore plus touchant qu’elle ai pris le temps de lui fabriquer quelque chose pendant ses congés. Donc double honte et moment de gêne intense. Nous qui voulions les inviter pour faire connaissance avec les parents du premier copain de notre fils, je pense que nous allons le faire plus rapidement que prévu ! Bref un noël pleins de surprises, de bienveillance, d’amour, de douceur et d’espoir. Un premier noël plus que réussi avec bébé, un moment en famille inoubliable et des proches plus que présents que nous sommes fiers d’avoir dans nos vies.

Les cadeaux du 24 au soir
Les cadeaux du 25 au matin !

Découvertes du mois de décembre

Un mois de décembre bien chargé avec notamment la préparation de noël. Et dire que nous sommes déjà à la fin de l’année… cela semble dingue ! Voici donc quelques découvertes :

Livre : Catalogues de jouets

Bon on ne va pas se mentir, ce mois-ci exit les livres, j’ai passé mon temps la tête dans les catalogues de jouets pour mon fils (noël et anniversaire quelques semaines après), le noël de mon filleul et de d’autres petits, les anniversaires… du coup je peux vous dire que je connais par coeur les catalogues d’Oxybul, Vertbaudet, PicWicToys et compagnie. C’était quand même chouette de faire la première liste de noël de notre fils et de découvrir toutes les belles choses et les bonnes idées qui existent maintenant.

Série : Upload

C’est l’histoire de Nathan, victime d’un accident de voiture automatique en 2033 qui se voit être « uploadé » dans un paradis virtuel pour éviter la mort par sa riche copine. Techniquement, il est mort, mais concrètement, il continue d’exister dans un monde virtuel aux possibilités infinies, assisté par des développeurs, les anges gardiens, qui sont eux, bien vivants… Un peu comme l’a fait The Good Place, Upload jongle avec l’idée d’une vie dans l’au-delà. Dans ce futur qui fait froid dans le dos, on peut assister à son propre enterrement et nos proches payent pour chaque data consommée. Une critique de notre civilisation qui n’en finit plus de vivre connectée (et qui demain mourra connectée). Mais cette série se veut aussi drôle et touchante avec son histoire d’amour (certes très prévisible). A cela s’ajoute également une enquête autour de la mort suspecte de Nathan. Une série humoristique à fond polémique où les personnages restent très caricaturaux mais attachants. Les derniers épisodes sont vraiment sympas et donnent envie de découvrir la saison 2.

Film : Love Actually

En cette période de fêtes, il y a toujours des films cultes qu’on aime voir et revoir. Cette année, Love Actually sera notre choix. Ici on retrouve la crème des acteurs britanniques : Hugh Grant, Emma Thompson, Keira Knightley, Colin Firth, Bill Nighy… pour notre plus grand plaisir. Le film s’intéresse aux destins d’une vingtaine de Londoniens qui se connaissent de près ou de loin. On y trouve un premier ministre fraîchement élu, un veuf, une rockstar sur le déclin… sur le thème de l’amour qui se manifeste sous de nombreuses formes. Une comédie romantique chorale incontournable avec des scènes devenues cultes (par exemple la danse du premier ministre ou la déclaration d’amour avec les panneaux) et beaucoup d’humour. Parfait pour noël !

Trouvaille : Sacs de noël réutilisables

Bon pas vraiment une découverte car cela existe depuis un moment mais une manière écolo d’emballer ses cadeaux de noël. Il y en a pour tous les goûts : des sacs en toiles de jute pouvant être personnalisés, des sacs Furoshiki donc en tissu réutilisable, des sacs en feutrine ou en coton, des hottes en velour rouge… car oui les déchets causés par les emballages cadeaux sont un problème auquel il faut penser. Vous pouvez vous mêmes réaliser vos emballages (papier journal, kraft, papier recyclé…) ou en trouver chez divers créateurs en ligne et également dans les grandes surfaces. Cette année, j’ai acheté une hotte en velour rouge portant l’initiale de mon fils que j’espère bien utiliser pendant des années (et très pratique pour les gros cadeaux !), j’ai aussi craqué sur des petites hottes en toiles de jute (cf la photo) ainsi que des chaussettes de noël et de beaux sacs en papier kraft. Je ne vais pas vous mentir, j’ai aussi utilisé du papier cadeau ordinaire. Mais cela est mieux que rien. Et pour information oui cela peut être un budget, si par exemple on personnalise une hotte, qu’on la commande chez une créatrice… mais il faut voir cet achat dans la durée. Et cela n’est pas toujours vrai, par exemple la petite hotte en photo est revenue à… 2.19 euros et je compte bien l’utiliser pendant plusieurs noël 😉

Envie du moment :

Outre l’envie de fêter noël dans 2 jours maintenant, j’ai très envie d’un petit moment romantique avec mon mari dans une cabane dans les arbres, en pleine nature. Me réveiller au chant des oiseaux, prendre mon petit déjeuner sur la terrasse suspendue et me détendre dans un SPA privé. Bon j’avoue, on va attendre que les températures remontent un peu mais pour l’année 2021 cette petite parenthèse enchantée me tente bien.

Voici donc les dernières découvertes de l’année 2020. Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes et je vous dis à 2021. Profitez bien et faites attention à vous.

Premier sapin à 3

Haaaa, les premières fois… des moments inoubliables et chargés d’émotion. Le premier Noël est pour moi l’un d’eux même si malheureusement cette année les choses sont totalement chamboulées. Maman étant un peu frustrée, elle a fais chauffer la CB (quoique, moins que les grands-parents et arrière-grands-parents) en sachant pertinemment que bébé va s’en moquer comme de son premier body. Mais j’ai toujours aimé gâter mes proches, famille comme amis, pendant cette période. Une façon de les remercier d’avoir été là pendant toute l’année… alors mon bébé !!! Même s’il ne va en garder aucun souvenir. Nous sommes donc allés acheter tous les 3 notre sapin. Nous en voulions un grand, un Nordmann afin qu’il ne perde pas ses épines. Nous l’avons installé dans un endroit où bébé ne va pas trop mais pourtant bien visible de partout dans le salon. Comme chaque année, nous avions acheté de nouvelles décorations donc nous commençons par les accrocher en premier au son des chants de noël. Nous avons acheté un petit bonhomme à son prénom ainsi que des boules plus enfantine, un petit père noël, un pingouin et 2 boules effet écaille. J’avais reperé en ville une superbe crèche en bois mais je n’ai pas osé l’acheter, elle semblait très fragile. Du coup nous avons remis notre crèche achetée au Pérou qui est dans une boule de noël. Bon j’avoue, les jolies boules fragiles – et hors de prix – que nous emballons avec grand soin sont restées cette année dans le carton ! Nous avons également supprimé les décorations trop basses afin d’éviter que bébé soit tenté de tirer sur les boules ou les guirlandes. Nous l’avons fais « participer ». Pour le moment il ne peut pas accrocher lui même la décoration et décider par exemple de mettre tout en bas dans la même zone, déséquilibrant totalement le sapin (mais étonnement j’ai hâte même si habituellement j’aime que cela soit « presque parfait ») donc nous l’avons fortement guidé :p Notre fils adore les guirlandes, surtout celles lumineuses, nous pouvons voir la magie dans ses yeux quand nous allumons le sapin le matin ou le soir. Il n’y touche pas, nous lui avons expliqué qu’il ne pouvait pas sans papa et maman. Du coup nous le portons de temps en temps et il touche délicatement les branches et les boules avec un sourire jusqu’aux oreilles. Le soir avant d’aller faire dodo, on dit « au revoir » au sapin en le touchant une dernière fois et ce petit rituel semble l’amuser. J’ai commencé à lui expliquer la signification de noël, l’histoire de la Nativité, les traditions, les valeurs de la famille et… le Père Noël !! Comme cette année nous n’avons pas pu vivre la magie de noël avant noël, en nous promenant dans les rues décorées, en se réchauffant à coup de chocolat et marrons chauds devant les vitrines animées, et que notre fils est trop petit pour avoir un calendrier de l’avent, écrire sa lettre au papa noël, faire des bricolages… nous nous sommes adaptés. L’an prochain, les choses seront certainement différentes, bébé sera « conscient », il pourra sans doute aussi participer à la réalisation des gourmandises de noël, choisir lui même son arbre et quelques décorations et guetter le papa noël. Nous espérons qu’en le faisant participer aux préparatifs de noël dès son plus jeune âge, nous lui enseignerons le plaisir de la fête, de donner et d’être ensemble en famille. Cette période permet aussi de faire naître des traditions propres à notre famille. Nous avons en tout cas hâte de fêter comme il se doit le premier noël de notre fils.

Motricité libre

La motricité libre, qu’est-ce que c’est ? Ce concept qui date des années 60 a été inventé par le Dr Emmi Pikler. Il consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements afin de lui permettre d’explorer son corps et de se développer en toute confiance. La motricité libre participe à la construction de l’estime de soi. L’enfant fait ses acquisitions de façon autonome il faut donc éviter de le contraindre dans une position dans laquelle il ne sait pas se mettre, ou en sortir, seul (comme avec le transat, le cale bébé, le trotteur, le parc…). Il faut laisser le bébé partir à l’aventure, tâtonner, se reposer puis retourner explorer, répéter une action ou un mouvement aussi longtemps qu’il en a besoin/envie, afin qu’il acquiert petit à petit. Chaque enfant doit pouvoir évoluer librement dans un cadre sécurisé, sans entrave ni stimulation excessive, l’adulte est présent pour l’accompagner verbalement : l’encourager, le regarder tendrement, lui donner confiance avec des paroles positives, le rassurer, lui installer des objets à disposition pour que l’enfant ait envie d’avancer. Sur le long terme, le bébé qui est libre de ses mouvements aura plus conscience de ses capacités et de ses incapacités, il va construire sa capacité à être bien dans son corps et à se relier aux autres à l’âge adulte et aura sûrement moins besoin de séances d’ostéopathie. Avec mon mari, nous avions à coeur de mettre en pratique la motricité libre. Nous avons décidé dès le début de ne pas lui acheter de parc ou de transat mais de l’installer sur le dos sur des tapis pour qu’il puisse se mouvoir et se déplacer ensuite en toute liberté. Attention, la motricité libre ne signifie pas laisser son bébé seul dans un coin sur son tapis pour aller cuisiner, jardiner, coudre ou prendre un bain ! Bien au contraire, cela demande d’être plus présents pour l’accompagner et lui porter un regard bienveillant. Il faut l’observer pour pouvoir adapter l’espace et les jouets à mettre à sa disposition en fonction de ses capacités du moment. Nous avions deux tapis. Le premier dans le salon avec quelques jouets en arc de cercle autour de lui. Au début, notre fils s’est beaucoup intéressé aux ombres, aux reflets de nos lampes sur les murs et le plafond, puis il a tendu la main pour voir danser la lumière dessus. Il a ensuite découvert seul les jouets autour de lui et a décidé petit à petit de les attraper pour, au fur et à mesure, se retourner. Nous lui avons acheté un portique d’activités vers 3 mois et demi, une belle découverte pour lui, mais il n’était pas installé en permanence. L’autre tapis était dans la chambre, coloré et marrant à regarder, 1 ou 2 jouets seulement mais surtout face à un grand miroir qui l’a plus que fasciné. Il en est d’ailleurs toujours fan à 10 mois et demi. Une fois qu’il a su bien se retourner et se déplacer, nous l’avons laissé explorer l’environnement qui l’entoure. Depuis quelques mois, il se met debout et cherche à marcher. Chaque meuble devient un support pour s’appuyer. Nous le laissons faire. Il prend confiance en lui et estime de mieux en mieux les distances, les obstacles à franchir. Nous lui avons acheté un trotteur avec des jeux dessus. Au début, il jouait assis et maintenant il va de lui même chercher le trotteur pour en faire dans le salon. Nous avons l’impression que cela renforce son équilibre. Nous avons hésité pour la marche en lui tenant les mains. Cela est souvent déconseillé mais comme notre fils réclamait (et réclame encore) de marcher avec nous, nous le faisons (tout ne s’apprend pas toujours dans les livres, l’instinct est important aussi). Il adore, cela semble le rassurer et après 2-3 tours avec maman, hop il se lâche pour essayer de marcher tout seul. Notre fils est donc depuis la naissance libre de ses mouvements. Il bouge, il explore, il touche plusieurs textures…, il progresse à son rythme. La plupart du temps il est en appartement mais nous lui avons aussi fais découvrir le sable et la pelouse (jardins des proches, parcs, pique-nique avec papa/maman). Nous l’encourageons et le rassurons quand il faut. Les bébés sont capables de trouver des stratégies ou de réclamer de l’aide quand ils en ont besoin, il faut aussi leur faire confiance. Bon parfois il y a un « boum » mais cela fait aussi partie de l’apprentissage. Je ne suis pas toujours rassurée de le voir se lâcher de la table basse au canapé par exemple et mon petit coeur de maman est serré quand il tombe mais il faut bien apprendre. Evidemment, nous lui mettons des limites et nous le prévenons des dangers. Nous l’avons également beaucoup laissé les pieds nus afin de prendre appui au sol plus facilement avec ses orteils. Bon en plein hiver cela reste compliqué donc nous avons opté pour des chaussons en cuir souple qui permettent de bien prendre appui au sol sans semelle rigide. Nous avons aussi limité la position assise avant qu’il ne puisse le faire par lui-même. Nous lui faisions prendre ses biberons et repas sur nous et une fois qu’il a réussi à s’assoir, nous l’avons installé sur une chaise haute. Après je ne vais pas vous mentir, nous avons aussi eu une balancelle où nous l’avons mis quand il était vraiment très petit, nous lui avons aussi sans doute donné trop de jouets à certains moments pour le stimuler et jouer avec lui et nous l’avons parfois assis pour prendre une photo. Nous sommes comme tout le monde. Je ne sais pas si cela est en lien avec son caractère ou cette méthode mais il est vrai que notre fils est très en avance niveau motricité. Après le biberon et le gros câlin du matin, il faut vite vite enlever la gigoteuse pour aller à 4 pattes dans la cuisine, voir la machine à laver, regarder par la fenêtre le moulin à vent que nous avons installé, ramper sous la table du salon, essayer de se lâcher entre la table basse et le canapé le tout en… papotant !! Parfois il m’épuise, il doit trop recharger les batteries la nuit ! Bref la motricité libre, un pas de plus pour le guider vers son autonomie que nous ne regrettons absolument pas.

Notre petit loulou de 9 mois a mis la main sur le chapeau de maman lors d’une « promenade » dans l’appartement
Notre fils à 4 mois. Quelques semaines après le miroir recevra des sourires et des petits doigts venant le toucher !

Séance photo made in home

Pour noël, nous avons, entre autres, préparé un album photo de la « presque » première année de notre fils (né en Janvier) pour mes parents et un calendrier avec des photos de lui pour mes grands-parents. Nous voulions réaliser une séance photo de bébé en père noël pour conclure l’album et le mois de décembre du calendrier. Avec le confinement et les délais un peu plus long pour recevoir nos créations, nous avons décidé de faire cela en avance, à la maison. Au préalable, nous avons préparé le décor. Difficile chez nous de trouver des murs vides, sans meuble, sans décoration. Le salon a l’inconvénient pour les photos d’avoir 2 grandes fenêtres donc il est souvent difficile d’avoir une bonne luminosité, nous sommes souvent à contre-jour. Nous avons donc décidé de réaliser notre séance dans le couloir desservant les chambres, comme pour Halloween. Niveau accessoires, j’étais certaine que nous allions trouver notre bonheur. Nous commençons à avoir pas mal de choix et chaque année, j’aime racheter des petites décorations, boules, guirlandes, personnages… pour le nouveau sapin et l’appartement. Bon là, après une brève hésitation, j’ai préféré ne pas sortir les boules avec bébé, trop fragiles et comme il est dans sa période je jette tout… Nous n’avions pas encore acheté notre sapin non plus donc nous avons utilisé un gros plaid polaire pour le sol, rappelant un peu la neige, un petit sapin synthétique qu’une amie m’avait acheté quand j’étais en études à Tours, un panier en bois, un ours en peluche (celui offert par mes grands-parents au noël précédent avant la naissance de bébé pour l’accueillir), un gros sac en velour avec la lettre M que je viens d’acheter (j’en suis fan !), une petite chaussette « livraison spéciale » avec dedans une veilleuse pingouin, un petit sapin en bois, une figurine pingouin (oui mon mari adore les pingouins ! ) et des guirlandes. Nous avons ensuite rajouté une statue en forme de chien que nous avons chez nous avec un bonnet de père noël sur lequel notre fils adore grimper. Décoration simple, efficace, nous ne voulions pas en mettre trop non plus. Une fois la décoration installée, j’avoue que nous n’étions pas certains que bébé accepte de faire les photos sans rien dire. La séance pour Halloween s’était bien passée mais avec un bébé… et là franchement le bonheur ! Un excellent moment en famille. Notre fils était mort de rire quand nous l’avons installé dans le panier alors que nous pensions sincérement avoir des pleurs et des râleries pour en sortir. De même sur le chien ou entrain de sortir du sac en velour, trop drôle visiblement. Nous avons vraiment de supers clichés, il est magique dessus, soit il rigole, soit il pose. J’ai pu aussi réaliser de beaux portraits. Nous avons fais une centaine de photos, difficile ensuite de faire un choix mais nous avons réussi et du coup l’album et le calendrier sont commandés, nous avons hâte de les recevoir. D’autres photos vont servir à envoyer le jour J aux amis, à alimenter son family et pour des cartes de noël/nouvelle année. Et oui, malgré la génération SMS, WhatsApp, Facebook… j’aime toujours autant choisir de belles cartes à envoyer pour les événements importants et y ajouter quelques photos. Je prépare d’ailleurs un cadeau de noël pour mes 2 amies avec qui je suis allée à Saumur et je dois justement aller acheter 2 belles cartes. Bref tout cela pour dire que réaliser une séance photo à la maison est vraiment sympa. Une belle activité en famille. Je dois vous avouer que parfois j’hésite à en faire mon métier. Moi qui adore prendre des photos, je me suis découverte une passion pour la mise en scène pendant le confinement donc je me dis qu’avec un vrai studio et du matériel 💓 A garder dans un coin de la tête.

Décor made in home, la scène de loin

Découvertes du mois de novembre

Un mois de novembre sous le signe du confinement. Des moments de tendresse en famille, de belles balades pour prendre l’air et profiter du soleil. Les premiers achats de Noël et… de nouvelles découvertes 😉

Livre : La commode aux tiroirs de couleurs d’Olivia Ruiz

À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours. Premier roman de la chanteuse Olivia Ruiz que j’ai dévoré en 2 jours. En soi, l’histoire n’a pas grand-chose d’extraordinaire, mais elle est bien contée et on reconnaît la plume sensible de l’auteur. A travers des objets emblématiques : une médaille de baptême, une clé, un carnet, un sac, un foulard… Rita va nous faire plonger dans son histoire. Elle sera confrontée au racisme, au rejet que peuvent subir des personnes qui tentent simplement d’exister. On la voit se réinventer, se (re)construire une nouvelle vie, se battre pour sa fille et pour continuer à vivre, malgré les douleurs et les pertes. Un roman poétique et poignant. Un vibrant hommage d’Olivia Ruiz à son Abuela, un émouvant premier roman autour d’une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. J’étais déjà conquise par les textes de ses chansons, je le suis également par ce roman.

Série : Dix pour cent

Je triche un peu, ce n’est pas vraiment une nouveauté car j’ai déjà regardé les 3 premières saisons. La force de la série réside en Andréa, Mathias, Gabriel, Arlette, Camille… des personnages riches, touchants, complexes, drôles, stéréotypés sans aucun doute, mais nous sommes dans une série populaire, qui se regarde tranquillement. Les intrigues sont agréables, souvent faibles mais elles racontent la vie de « presque » monsieur tout le monde : le boulot, la solitude, les souvenirs, les désirs et le temps qui passe. La série nous plonge dans le quotidien d’agents d’acteurs et chaque épisode a sa « guest-star » (Cécile de France, Nathalie Baye, Fabrice Luchini, Jean Dujardin, Juliette Binoche…) qui interprète son propre rôle jouant sur les clichés, les petites manies, que les journalistes ou que le public leur donne à tort ou à raison. La réalité se mélange à la fiction, l’exercice d’autodérision est amusante. La série alterne petites piques et répliques vaches augmentant ainsi l’aspect comédie. Camille Cottin que je suis depuis Connasse sur Canal+ fait une belle démonstration de l’éventail de son jeu. J’avoue avoir au départ regardé la série pour l’actrice que j’ai apprécié dans plusieurs films. En revanche la saison 4 ne m’a pas séduite, dommage car c’est un chouette concept, simple et efficace. Disponible sur France 2 et Netflix.

Film : Guy

Avec mon mari, nous voulions voir ce film depuis un moment. Nous n’avons pas été déçus. Alex Lutz brosse avec brio le portrait d’un vieux chanteur attachant dont la rencontre avec son fils inconnu, lors d’un vrai faux documentaire, le confronte à sa propre vie. Le vieux chanteur est interprété par le réalisateur lui-même, bluffant de réalisme grâce à un gros travail de vieillissement du visage, de la démarche et de la voix. On prend du plaisir à écouter Guy se raconter, porter des jugements à l’emporte-pièces, faire preuve de mauvaise foi et être totalement lucide sur sa condition, ses faiblesses. Son authenticité est touchante. Le public peut finalement imaginer le chanteur qu’il veut à travers ce portrait. Un film plein de mélancolie sur la filiation, la vie d’artiste et le temps qui passe. Pour information, en 2019, le César du meilleur acteur a été remporté par Alex Lutz pour ce film, une récompense amplement méritée.

Trouvaille : Bouteilles sensorielles

Tellement peu coûteuses et facile à réaliser alors que dans le commerce le prix est hallucinant ! La nounou de notre fils ainsi que plusieurs amies m’en ont parlé depuis un moment et j’ai pris le temps de mettre le nez dedans (bon j’avoue, là encore j’ai commencé avant novembre mais trop de trouvailles par mois :p). Depuis plusieurs mois, notre fils adore venir piquer les bouteilles d’eau vides dans la cuisine et jouer avec. J’ai donc réalisé il y a un moment ses premières bouteilles sensorielles et depuis il semble comblé. L’intérêt des bouteilles sensorielles n’est plus à démontrer. Elles stimulent les sens de votre enfant en variant les couleurs, les textures, et les produits dans vos bouteilles (plumes, boules colorées, eau colorée, grains de riz, paillettes, fleurs, branches…). L’enfant s’amuse à manipuler les bouteilles à les soupeser, secouer pour écouter le bruit, les renverser pour regarder les objets ou le liquide bouger à l’intérieur. C’est simple, ludique et éducatif. Le net déborde d’idées alors n’hésitez pas à vous en inspirer.

Envie du moment : Le crochet

Mes amies réalisent de superbes petites peluches en crochet, notamment des amigurumis, et je trouve ça trop mignon ! Nous avons eu pour notre fils un petit lapin et une amie est entrain de me fabriquer le personnage Calcifer (personnage du film Le château ambulant). J’en ai parlé un soir à mon mari et il m’a offert un kit de débutant au crochet pour réaliser un panda. Il ne me reste plus qu’à me lancer… et surtout à trouver le temps ! J’espère par la suite pouvoir réaliser des petits légumes pour mon fils, des chaussons, la balle puzzle de Montessori (j’ai déjà le tuto !), des petites corbeilles/paniers et des cadeaux de naissance. Le crochet oui, mais en mode ludique (et non en mode napperons et châles). En tout cas fabriquer quelque chose avec ses dix doigts est toujours quelque chose de gratifiant et j’espère réussir à me faire plaisir et réussir à produire quelque chose qui tient la route et qui est esthétiquement sympa.

Un mois de novembre « populaire » si j’ose dire, sans utiliser le mois dans sa forme négative. De la légèreté tout simplement. Pas de nœuds au cerveau. Vivement le mois de décembre…

Matthias Haker

Je suis tombée amoureuse du travail de ce photographe totalement par hasard, il y a quelques années en passant devant une galerie d’art à Paris. Je suis repartie avec des tirages encadrés qui depuis sont accrochés dans le couloir de notre appartement. Matthias Haker est un photographe allemand qui remet en lumière des palais, hôtels, maisons, piscines, théâtres, opéras…abandonnés. Une référence au bouddhisme qui symbolise le passage du temps et la condition changeante de chaque chose. Son projet photo baptisé « Impermanence », capture la beauté de ces bâtiments abandonnés dénichés en Europe. Dans ses photos, la nature a généralement repris ses droits, les hommes en sont absents même si nous pouvons sentir leur présence. La lumière pénètre lentement dans ces espaces et vient créer une atmosphère particulière, une poésie. L’artiste garde secret l’emplacement des lieux. Je suis tombée une fois par hasard sur un lieu avec une amie. Nous étions au Portugal et nous avions passé la journée à Sintra, la ville des « petits » palais. J’étais ravie de faire cette découverte ! J’apprécie particulièrement ses photos d’escaliers, même si celles-ci ne sont pas forcément les plus significatives. Bref, un photographe que j’aime beaucoup et qui propose également de splendides photos de paysages, d’architecture et… des portraits !

Je vous laisse découvrir son site : http://matthiashaker.de/?portfolio=impermanence

Halloween à 3 en confinement

Comme chaque année, nous nous faisions une joie de recevoir des amis pour Halloween. Ne pouvant alors être plus de 6 personnes à table à ce moment là, nous avions prévu de faire un goûter d’Halloween le samedi après-midi avec un couple et leur petite et le dimanche midi avec mes parents. Nous avions acheté de la déco supplémentaire, un costume de Frankenstein pour notre mini nous, nous avions réalisé un dossier avec des recettes sympas à réaliser, préparé une playlist semi-effrayante et envisagé quelques jeux. Bref, le week-end s’annonçait festif et bon enfant. Malheureusement le covid19 en a décidé autrement. Nous voilà de nouveau confinés pour 1 mois (et personnellement avec Noël qui approche et le nouvel an, les gens vont encore faire n’importe quoi et nous allons sans doute être de nouveau en confinement…) et après une petite baisse de moral, nous avons décidé de quand même célébrer Halloween tous les 3. Nous avons donc fais quelques courses pour notre repas du samedi soir : Monster Munch, muffins myrtilles / bleu d’Auvergne en forme de citrouille / crâne mexicain, blinis au tarama, fromages de notre super fromagère du marché pour l’apéro (nous avions aussi prévu des momies avec de la pâte feuilletée et des saucisses et des balais de sorcières mais là encore nous avons eu les yeux plus gros que le ventre donc nous les gardons pour cette semaine). Pour le coup le plat n’avait rien d’Halloween, mais nous avions juste envie de bien manger donc cuisses de canard au miel avec des pommes de terre rissolées (merci le Cookeo ! ). Pour le dessert, quelques bonbons et mon mari avait très envie de réaliser la recette du jacuzzi pour fantômes, un délice ! Nous voulions des recettes relativement rapides et simples comme nous n’étions que 2 à les déguster et du coup nous avons eu pas mal de temps pour jouer avec notre fils et préparer une petite mise en scène avec lui pour immortaliser son premier Halloween. Franchement il a été super pendant la séance photo, nous avons bien rigolé, il était adorable dans son petit habit de Frankenstein à essayer de machouiller les crânes et araignées. Nous avions acheté une citrouille que nous n’avons pas eu le temps de creuser cette année, elle fera tout de même une bonne purée pour notre mini nous et peut-être une tarte à la citrouille cannelle /muscade pour les grands (ou chocolat / citrouille, en fans de chocolat que nous sommes avec mon mari). Malgré le confinement, ces temps un peu moroses, nous avons pu constater que plusieurs familles ont célébré Halloween afin d’illuminer le quotidien des enfants à qui on demande tant en ce moment. Notre fils est encore trop jeune pour apprécier la jolie histoire d’Halloween, son origine, nous lui raconterons plus tard avec plaisir.

Notre jacuzzi pour fantômes
Notre petit Frankenstein !

Découvertes du mois d’octobre

De belles découvertes pour le mois d’octobre. Il n’est jamais facile de choisir uniquement une chose à vous présenter par catégorie mais en même temps je me suis moi-même contrainte à cette règle hein :p Bonne lecture…

Livre : Le Signe des rêves de Naoki Urasawa

Le Louvre et Futuropolis ont créé une collection de bandes-dessinées se déroulant dans le musée. Chaque auteur s’approprie le musée et écrit une histoire, la liberté étant totale pour que tous les styles puissent être représentés. J’ai décidé aujourd’hui de vous parler de ce manga Le Signe des rêves même si au finale on passe assez peu de temps dans le musée. Le cœur du récit est clairement dans le personnage de Lyami qui profite de la détresse de Takashi et de sa fille pour les embarquer dans une histoire rocambolesque. Ce manga oscille entre thriller et poésie et se joue des clichés que véhicule la France. On y trouve également un peu d’histoire et de politique mais aussi une tendresse avec la fillette obligée de devenir la béquille de son père pour qu’il revienne à la réalité. 2 volumes qui se lisent rapidement, avec plaisir mais qui peuvent décevoir les fans de Naoki Urasawa (les excellents mangas Monster, 20th Century Boys, Pluto…)

Série : Ratched

Initialement présenté comme un préquel de Vol au-dessus d’un nid de coucou, Ratched propose une version pop et colorée de l’infirmière culte. Loin de l’ambiance oppressante et glauque souvent associée à l’univers de la psychiatrie, l’ambiance ici est très esthétique, très colorée et truffée de clins d’œil cinématographiques. La musique est omniprésente et rythme les émotions des acteurs comme dans les années 50-60. Le réalisateur nous présente le passé tragique de Mildred Ratched, venant assurer qu’on ne naît pas monstre, mais bel et bien qu’on le devient à cause du système… sans pour autant tenter de justifier les lobotomies qu’elle commet ou les meurtres sordides qu’elle imagine. Sarah Paulson est magnifique dans ce rôle, tirée à quatre épingles, rouge à lèvres impeccable et manipulatrice et cruelle à souhait. Autour d’elle on trouve un prisonnier qui a assassiné trois prêtres de façon horrible, un patron convaincu des bienfaits de la lobotomie, un gouverneur qui veut utiliser l’asile pour assoir sa réelection, une bourgeoise incarnée par Sharon Stone qui veut à tout prix venger son fils (fils qui se coupe les bras pour les remplacer par ceux du jardinier, moment sans doute le plus gore de la série !)… bref comme vous pouvez le voir, une très joyeuse petite équipe ! Une série aussi belle et entraînante que perverse et cruelle.

Film : L’Étrange Noël de monsieur Jack

Certes, le film n’est pas récent (1993) mais en cette période d’Halloween, j’aime le regarder, un petit rituel. Ce film est l’adaptation en long métrage d’un poème écrit par Tim Burton au début des années 80. J’aime particulièrement le personnage de Jack Skellington, roi des citrouilles et guide de Halloween-town. Pour moi, ce film est un petit bijou de l’animation image par image, une superbe réalisation artistique pour l’époque. Le film a ainsi demandé environ 3 ans de tournage, une minute de film représentant, en moyenne, une semaine de travail. J’aime également beaucoup la musique du film qui est aussi une « comédie musicale »où de nombreuses scènes chantées ont une importance capitale pour l’histoire. L’Étrange Noël de monsieur Jack dégage également une vraie poésie et comporte plusieurs thèmes chers à Tim Burton : les personnages sont des marginaux, la distinction entre les bons et les méchants n’est pas très nette (comme souvent dans ses films)… Tim Burton a ainsi réussi à trouver un équilibre entre poésie, mélancolie et drame. Un bel hymne à la différence que je ne me lasse pas de regarder une fois par an.

Trouvaille : Villainous

Pour mon anniversaire, j’ai reçu ce jeu de société. J’étais intriguée depuis un moment, passant et repassant devant dans les rayons, hésitant à l’acheter. Un jeu sous licence Disney, j’avais peur d’un gros loupé, un énième coup de pub. Pourtant, lors du festival de jeux à Orléans, j’avais eu de bons échos, mais nous n’avions pas eu le temps d’y jouer avec mon mari. Au final, c’est vraiment chouette ! Villainous nous met dans la peau des grands méchants de Disney dans un jeu de cartes agrémenté d’un concept à la mode : l’asymétrie. Esthétiquement, c’est une réussite. Les objectifs et façon de gagner sont différents suivant les méchants (il y a un petit déséquilibre d’ailleurs à ce niveau). Il y a un facteur « chance » assez important. Même si les avis diverges, je trouve le jeu simple et facile à appréhender, l’aide de jeu pour chaque méchant est vraiment limpide. A 2 joueurs cela fonctionne très bien, nous avons hâte de le tester à 4 lors de notre goûter d’Halloween. Pour le moment, il existe 2 ou 3 extensions.

Envie du moment : Fêter halloween

Un peu redondant, je l’avoue ! Mais avec mon mari nous adorons chaque année acheter un peu de déco et préparer des plats représentant des araignées, des citrouilles, des cimetières, des crânes, des momies… nous redevenons des gosses ! Et maintenant que nous en avons un, nous allons le faire participer ! Bon pour le moment, il ne peut pas encore manifester sa réticence ou à l’inverse son incroyable envie d’aller chercher des bonbons dans la rue déguisé en pirate. Cette année donc il sera transformé en bébé Frankenstein mais chuuut ! Bref, une autre façon de faire la fête avec nos proches et de se réunir autour de bons petits plats terrifiants ! (et même confinés, nous le fêterons tous les 3 ! zut !)

Sans le vouloir, un mois d’octobre placé sous le signe d’Halloween (sauf le livre). Le mois prochain s’annonce être dans un tout autre registre 😉