Lectures

J’avoue que depuis que nous sommes en couple, nous prenons moins le temps de lire, préférant papoter, se faire un ciné, un petit resto en amoureux, un jeu de société ou une série. Il faut aussi reconnaître que les 2h30 de trajet A/R pour me rendre à mon ancien travail sur Paris était propice à la lecture.

Voici tout de même une petite sélection d’ouvrages lus durant les derniers mois et qui ont capté mon attention :

 

  • Le Labyrinthe des esprits de Carlos Ruiz Zafón. Un bonheur de retrouver cet auteur et le monde fabuleux du « Cimetière des livres oubliés ». Dans ce livre, on replonge dans Barcelone sous les bombes, on s’ engage dans des rues brumeuses, on suit la trace d’un ministre de Franco qui a disparu, on retrouve la famille Sempere, le tout dans une atmosphère de mystère et de secrets. On retrouve le côté labyrinthique, tentaculaire cher à l’auteur. La plume de Zafón nous entraîne dans un tourbillon terrible et délicieux. Le livre est également un hommage aux écrivains torturés, aux libraires dévoués, aux Muses et aux lecteurs passionnés.
    Zafón est souvent comparé à un Dumas ou Hugo, honnêtement je ne sais pas, je peux seulement vous dire que ses livres  ont le pouvoir de m’engloutir et de me faire vibrer. Je les ai tous dévoré avec bonheur.

 

  • Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaitre. Ce livre est la suite d’Au revoir là-haut, le prix Goncourt 2013, livre que j’avais dévoré et dont l’adaptation au cinéma en 2017 par Albert Dupontel est magistrale. Dans ce roman, s’en est fini de la Grande Guerre, on se retrouve dans les années 1920-1930 et on va notamment suivre la vie de Madeleine Péricourt qui va connaître la ruine, le déclin, le déclassement avant de reconstruire sa vie. Cet ouvrage ressemble à une grande fresque balzacienne du monde capitalistique naissant, plusieurs drames vont mettre à mal l’harmonie de la famille Péricourt à la tête d’un empire financier considérable. Le premier drame étant dès le début du livre celui du petit Paul, 7 ans qui se jette par la fenêtre de l’hôtel particulier familial pour se fracasser sur le cercueil de son grand père. Une entrée en matière surprenante ! Personnellement, j’ai préféré Au revoir là-haut mais ce second tome regorge également de moments d’émotion et d’ironie. La lecture est haletante et divertissante. C’est un peu le roman de la vengeance au féminin ! J’attends avec impatience le 3ème et dernier tome.

 

  • Le Mari de mon frère de Gengoroh Tagame. Changement radical de registre, nous sommes ici avec un manga. Des étudiants ont souhaité que nous en fassions l’acquisition à la bibliothèque. J’ai donc par curiosité emprunté les 4 tomes. Ce manga évoque le regard que l’on peut avoir sur l’homosexualité en s’amusant avec les contrastes. Nous retrouvons d’un côté le gargantuesque Mike, canadien, aux allures de grand-enfant et de l’autre, Yaichi, l’ordinaire japonais réservé et peu ouvert d’esprit sur certains aspects sociaux. Ce manga évoque également la famille et l’éloignement entre membres d’une même fratrie à cause de différences. Le tout fonctionne très bien, on s’attache rapidement aux personnages, on est séduit par les questionnements de Yaichi et on ne s’intéresse pas forcément à Mike parce qu’il est gay, mais parce qu’il est avant tout humain.

 

  • Vers la beauté de David Foenkinos. Pour être sincère j’ai un peu peiné pour rentrer dans l’histoire. J’ai même recommencé la lecture au bout de quelques pages, peut être parce que juste avant j’avais lu un autre auteur à la plume très différente, je ne sais pas. J’ai pourtant déjà lu de nombreux ouvrages de Foenkinos. L’ouvrage porte sur la souffrance humaine. On absorbe la douleur des personnages petit à petit, délicatement. On se demande ou l’auteur veut nous emmener,  on s’attache à une poignée de personnages dont les liens seront révélés au fur et à mesure de la lecture. Je trouve que par rapport au sujet, le livre est un peu plat, on attend que le décor s’anime un peu plus. L’émotion est là mais il manque un petit quelque chose. Mais j’ai le sentiment de ne pas l’avoir lu au bon moment, j’avais peut être encore trop en tête son livre Charlotte que j’ai beaucoup aimé. J’ai sans doute espéré une écriture semblable. Je pense m’y replonger d’ici quelques mois et vous donner alors peut être un sentiment différent.

 

  • Petits poèmes vagabonds de C215. L’auteur est Christian Guémy, alias C215, street artiste que j’affectionne particulièrement. Ce petit recueil réunis ses poèmes, tristes, mélancoliques mais pas dénués d’humour ni d’autodérision. J’aime l’alliance de ses mots et de ses œuvres. On peut feuilleter l’ouvrage sans forcément lire les textes, juste pour le plaisir des yeux.

 

  • Culottées de Pénélope Bagieu. Il ne manquait que la BD dans mes lectures. Les 2 tomes permettent de mettre dans la lumière des femmes qui contre vents et marées sont devenues des porte-drapeaux, des modèles, des références. Le ton est léger, simple et humoristique. Ces biographies rapidement contées nous donne l’envie, avec un peu de curiosité, d’aller nous documenter un peu plus sur ces femmes remarquables. On remarque la diversité des parcours présentés, des femmes venues de toutes les époques, de tous les milieux, et de tous les pays.  Ces parcours forcent tous le respect, nous font parfois sourire ou rêver. Une lecture rapide et intéressante que je recommande.

 

  • La Daronne de Hannelore Cayre. Une plongée dans l’inconnue moi qui ne suis pas lectrice de polar. Une étudiante avait emprunté cet ouvrage à la bibliothèque et me l’a rapporté en me disant avoir adoré. Pourquoi donc ne pas l’emprunter, surtout qu’il a gagné le prix Le Point du polar européen 2017. Ce livre est à la fois drôle et  sombre et de nombreux sujets de société sont abordés sans avoir l’air d’y toucher : que faire de ses vieux parents ? Comment vivre en femme libre sans un sou en rêvant de mettre ses enfants à l’abri du besoin ? Comment sympathiser avec ses voisins chinois ? L’héroïne, une quinquagénaire s’appellant Patience Portefeux, parle parfaitement arabe et est spécialisée dans les écoutes téléphoniques, entre brigade des stups et grand banditisme. Histoire de boucler ses fins de mois, Patience décide de ne pas tout traduire de ce qu’elle entend et de devenir… la Daronne. Le livre décrit également un système aberrant et nous montre que nous ne sommes ni du bon côté, ni du mauvais côté de la barrière, mais quelque part entre les deux. Un polar désinvolte et insolent mais qui pourtant ne m’a pas emporté plus que ça. Un bon moment de lecture mais sans plus. Personnellement, ce n’est pas un polar au sens où je l’entends.

 

 

Voilà pour mes dernières lectures. Le papa Noël va également m’apporter de nouveaux romans à dévorer, j’ai hâte !! En attendant, je me lance dans la lecture de L’amie Prodigieuse de Elena Ferrante pour les fêtes. Ouvrages très médiatisés, une série sur Canal+ qui commence en décembre, de bons retours de mes amies, j’ai donc hâte de découvrir cet univers.

 

 

 

 

 

 

 

 

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